S’il y a un truc qui a le don de m’énerver, ce sont les éléments de langage à la mode (d’ailleurs « les éléments de langage » ça m’énerve, justement).
Les expressions à la mode, les idées à la mode. Les trucs à la mode...
Et il y en a une qui m’énerve tout particulièrement, aussi bien sur le fond que la forme : c’est cette idée qu’il faille « sortir de sa zone de confort ».
MAIS QU'EST CE QUE C'EST QUE CETTE CONNERIE ?!!!
D’où ? De quel droit ? Au nom de quel principe soi-disant vertueux ?
Sortie de sa zone de confort. Au nom de qui ? Au nom de quoi ?
Alors il parait que le confort, l'habitude, c'est le mal. L'homme qui se commet dans trop de confort, l'homme qui se vautre dans l'habitude serait voué à des gémonies que j'imagine aussi peu agréables que la lecture d'une notice Ikea pour monter une étagère. Celui qui refuse le challenge, préférant le moelleux d'un fauteuil à l'aventure d'un sous-bois, ne pourrait-il donc être heureux ? Celui qui- à la barre centrale d'une banquette 2 CV - privilégie l'abandon bienheureux d'une mousse à mémoire de forme, celui-là vit-il moins ?
C'est avoir piètre fauteuil que penser ainsi...
Moi je dis que c'est de la pure connerie.
Je n'autorise personne - je dis bien personne - à pénétrer ma zone de confort et encore moins à tenter de m'en extraire ! Je suis un être de pure routine et j'aime profondément cela.
Sortir de ma zone de confort ? Mais je vous en prie, la sortie est par là...
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